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  • Toutes les traditions spirituelles connaissent un enseignement réservé : une voie d'intériorité, un ésotérisme qui s'adresse au petit nombre dont parle d'ailleurs l'Évangile. Les religions monothéistes s'inscrivent dans cette réalité : le Judaïsme avec la Kabbale, l'Islam avec les différentes branches du Soufisme. Le Christianisme, pour sa part, a toujours connu un tel enseignement, même s'il a été souvent marginalisé à cause des hérésies ou de mouvements plus récents...
  • Depuis les origines, les hommes des sociétés traditionnelles ont intuitivement perçu la racine spirituelle de la Création, celle de leur propre être et du vrai et unique sens de toute vie humaine. Au demeurant, il ne s'agissait pas seulement du sens et de la nature de la vie personnelle, mais aussi celle de la communauté humaine tout entière et, bien sûr, au premier chef, de l'entourage immédiat : clans, tribus, cités, peuples et royaumes...
  • Au-delà et avant même d'être un signe de reconnaissance individuel, familial ou d'Ordre, dans les batailles ou les tournois, le blason, création originale et originelle de l'Occident chrétien, se présente essentiellement comme un véritable portrait céleste, vivant et vivifiant, qui exprime au travers de ses couleurs et de ses tracés, de ses figures (pièces honorables ou meubles) la vocation spirituelle de son porteur...
  • Quelle puissance d'âme caractérise la chevalerie pour qu'elle conserve intacte, après la grande épopée médiévale, sa capacité d'émerveiller les cœurs à sa simple évocation ? Il n'est personne, effectivement, en Occident et même au-delà, qui n'ait le vivant souvenir, fut-ce à travers des images simplifiées de ses prouesses, de son sens aigu du dévouement pour la défense des plus humbles. Certainement, au premier chef, la réponse tient en cette union du courage physique et moral et de la courtoisie, qui fait du chevalier un combattant d'élite et un homme d'honneur simple et vrai à l'élégance de vie qui est l'un des traits de caractère naturel de la noblesse du cœur...